Zingy c’est l’histoire de ma vie.

Blog d'Anais Giordano

Une part de moi ... à vous

Rédigé par Ananais Aucun commentaire

Lorsque j’ai dit à mon père que je voulais devenir infirmière, que j’étais à deux doigts de commencer la préparation aux concours, il m’a de suite dénigrée en me disant que les infirmiers étaient en dessous de tout, en dessous du respectable. Il était fier de mon frère qui lui, est devenu médecin quelques années avant moi. Après cela les choses ont été très tendues dans la famille, mon père créait une rivalité entre mon frère et moi pour des choses qui me paraissent maintenant si idiotes ….

Dans j’avais la 20aine j’étais très fragile et j’ai laissé mon père me désarmer et me démonter, me démotiver. J’ai laissé quelques mois de battements entre mes diplômes et mes concours je n’étais plus si sûre de mes choix de vie et de mon avenir que j’avais pourtant mis des mois à construire dans ma tête. Moi qui était peu sûre de moi et destabilisable au possible, il a su profiter pour me casser. Vraiment perdue, je suis allée consulter une psychologue. C’est arrivé une seule fois et je me suis promis d’essayer de régler les problèmes de ma vie personnelle toute seule après cela même si cette femme m’a bien aidé. J’ai oublié de préciser que depuis j’étais fâchée avec mon père …. Il en va de soi. S’il n’était pas capable de soutenir sa fille de 20 ans dans ses choix c’est qu’il n’avait pas besoin de voir comment elle avait évolué.

Quoi qu’il en soit je suis allée voir cette psychologue et elle m’a remis les idées en place. Elle m’a appris a faire mes choix seule. En l’occurrence, l’avis de mon père était erroné et je n’avais pas besoin d’en tenir compte pour avancer dans mes projets, alors je l’ai écouté et j’ai poursuivi ma voie dans le milieu infirmier. Je pense que finalement c’est ce qui m’a donné envie de tout réussir et peut-être pour cette raison aussi que l’on m’a surnommé ZINGY … C’est vrai qu’avec le recul j’étais un peu comme un bulldozer et durant les examens j’étais à fond.

Mais chez moi j’étais encore fragile … Je ne le montrais jamais en public parce que mon image de zingy me servait à me donner une façade de confiance et d’assurance.

Maintenant je suis très à l’aise avec mes choix et j’ai repris contact avec mon frère en 2016. Nous ne sommes pas proches mais au moins nous ne sommes plus fâchés.

Cet article tout simplement pour vous rappeler qu’il n’y a aucune honte à faire un métier qui vous plait, qui vous fait vibrer. Il n’y a aucune honte a faire ce que vous aimez et peu importe le milieu dont vous êtes issu ou les exigences de votre famille. Il est plus agréable d’avoir le soutien des personnes que l’on croit importantes mais si elles ne peuvent pas comprendre qui vous êtes, alors passez-vous de leur soutien. Vous méritez mieux. C’est en tout cas les mots qui raisonnent encore dans mon esprit lorsque je me remémore la séance unique avec ma psy. Que je remercie au passage si elle tombe à tout hasard sur ce fabuleux article d’utilité publique.

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