Zingy c’est l’histoire de ma vie.

Blog d'Anais Giordano

Mon métier

Rédigé par Ananais Aucun commentaire

Mon métier est un métier passion.

J’ai commencé à travailler à l’hôpital dans la continuité de mes stages. J’ai été baladée de services en services et j’en ai pris tout de suite plein les yeux.Chaque jour était une épreuve et la fatigue était pour le moins dure à gérer.J’ai appris énormément de technique car dans un CHU comme celui de Toulouse on voit de tout. J’ai fait énormément de nuits surtout au début. J’ai d’abord pensé que c’était une façon de me tester de la part de mes supérieurs et en effet je pense que ça l’était un peu mais j’ai aussi compris que le soir on voyait des choses qui ne pouvaient se passer qu’après une certaine heure. J’ai appris et j’ai peu dormi. Mais j’ai surtout vite gagné en maturité. La conscience professionnelle est une chose mais la conscience personnelle se mêle facilement à nos actes lorsque notre métier est une réelle passion.

J’ai dû apprendre à gérer mes émotions moi qui suis sensible. On s’occupe parfois de patient en fin de vie selon le service, ou alors qui arrivent pour une simple visite de contrôle et qui restent pourtant cloué au lit et finissent pas nous quitter car leur santé a fini par dégringoler. C’est difficile de s’occuper de personnes durant des jours, voire des semaines et de revenir le lendemain et de voir la chambre vide. C’est difficile d’assister à un décès. C’est dur oui mais pour faire ce métier avec rigueur et objectivité, il faut prendre sur soi et se donner, comme réussir à tout couper. Tout le monde n’est pas capable de le faire. Des copines infirmières ont arrêté au bout de six mois, parfois un an. Elles se sont réorientées dans le milieu médical pour la plupart mais en tant que puéricultrice ou dans les bureaux. Certaines ont carrément quitté le milieu médical pour faire un métier bien différent.

J’ai dû apprendre à m’organiser pour pouvoir m’occuper de mes patients correctement. Lorsque l’on n’a personne derrière le dos pour nous chapeauter on comprend vite que si une erreur est commise, on est le seul responsable. En l’occurrence, la vie de personnes est en jeu à tout moment et il appartient à nous de tout faire au mieux malgré la fatigue, les émotions, les nerfs, la faim, etc. Chaque patient mérite qu’on lui accorde quelques mots, quelques attentions. Parfois ils n’ont même plus de famille. On est les seules personnes qu’ils vont croiser dans une journée, à qui ils auront l’occasion de pouvoir parler. D’échanger. Alors on leur doit bien ça et même si l’on n’a pas dormi depuis dieu sait quand.

Le métier d’infirmière est parfois ingrat mais il est toujours beau. Il permet d’aider les personnes. De leur procurer des soins pour les apaiser. Il permet aussi d’avoir une douce fin ou de se rétablir vite. Il accompagne sur le long ou le court terme mais toujours avec humanité…

Les commentaires sont fermés.

Fil RSS des commentaires de cet article